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Il y a une voix, au fond de ma cervelle,
Qui me raconte les turpitudes de ma vie,
Elle parle sans cesse, elle m’interpelle
Sur les mauvais chemins que j’ai choisis.
Les souvenirs fuyants, elle les rattrape au vol,
Me les renvoient comme une psyché dans la lumière,
A chaque instant je crois devenir folle
Noyée sous toutes ces vérités premières.
Je cueille ce que je peux au milieu d’un phrasé,
Un souffle emporte les idées qui me viennent,
Les mélange à des faits qui se sont déroulés,
Et aux pluies de sourires diluviennes.
Cette voix. Elle accompagne mon âme artificielle,
Comme la plus profonde de mes consciences,
Perdue dans les méandres existentiels
De ce crâne fêlé qui ne connaît que la transe.
Quel mérite, quel courage elle a de rester là,
Dans ce fort intérieur en guerre perpétuelle,
Elle marche dans chacun de mes pas,
Faisant face au délire continuel.
Elle tente de me comprendre et de m’apprendre,
Discourant pour m’aider à devenir,
En me tendant la main au milieu des esclandres
Comme une terre d’asile qui pourrait bien m’appartenir.
Jamais un jour ne passe sans qu’elle me donne des nouvelles,
Je la garde avec moi comme la gardienne de mes larmes,
Elle parle de moi, de nous et d’elle,
Dans des torrents de rires qui nous désarme.
Qu’il est bon de savoir jusque dans la tempête,
Qu’à tout moment un peu de réconfort
Provenant d’un son qui martèle ma tête
Me transporte à la vitesse d’un météore
Dans un monde où l’oubli n’existe plus,
Où la vie enfin reprend ses droits,
Telle une porte ouverte sur l’impromptu
Qui me confie qui je suis moi.


 

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Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Monologues

 

Tu as guidé ma vie sur les pas du bonheur
Quand je baissais les bras, empêtrée dans les pleurs,
Tu as guéri mes maux d’émotions magnifiées
Par tes tendres sourires et tes rires déployés.
Je n’attendais plus rien mais te regarder vivre
Faisait renaître en moi cette foi qui enivre,
Lorsque j’étais perdue, noyée dans le jamais
Une seule pensée de toi et mon cœur bourgeonnait.
Tu m’as montré la voie de la joie bienfaitrice
Dans l’éclat de tes yeux pétillant de malice
De tes phrases innombrables qui coulent comme un ruisseau
Par ta voix  cristalline suspendue tout là haut.
Tu as su transformer les drames de l’existence
Même lorsque résonnait tes cruelles absences
Au sein de notre nid construit juste pour toi,
Les miettes de ton passage tuaient le désarroi.
Je te serre dans mes bras de peur que tu t’en ailles
Car dans les pires tempêtes tu tiens le gouvernail
Et le bateau toujours garde sa trajectoire
Droit devant, sur les flots de ce monde illusoire,
Parce que le vent te pousse dans la bonne direction.
Depuis que tu es née tu creuses ton sillon,
Au travers des allées tortueuses du destin,
Mais tu sèmes l’enchantement partout sur ton chemin.
Je te vois devenir une belle personne
Inondée de vertus où l’amour foisonne,
Ton calme  et ta douceur bousculent toutes les peines
Dans mon petit royaume où tu es la seule reine.

 

Trèfle


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