Histoires de Plumes

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Poésies

Réponse à la déclaration "la poésie, ça sent quand-même un peu des pieds"


Manu, la versification de la honte pour toi, s’est réveillée

Je ne veux pas savoir si le poète en moi a le droit d’exister

Mais les vers me bouleversent et lorsqu’ils s’entrelacent

D’une étrange façon et que les mots menacent

D’explosion alors que je voudrais me taire

C’est parce qu’ils sonnent trop fort, parce qu’ils vont bien ensemble.

Et si toi mon beau-frère dont j’aime les sentences et les conversations,

Qui écrit aussi avec cette colère puisque tes textes en tremblent,

Et donc qui me ressemble, dans le fond

Ne comprend pas les sons qui se cognent et qui luttent

Si tu n’entends dans la forme et la chute,

Les rimes qui amplifient de leurs terminaisons et qui se répercutent

Dans mon cœur et mon âme, cette sublime chanson

Puisque, pour te donner raison, je dois visiblement entrer en damnation

J’irai donc dans cet enfer, pleine de satisfaction, pour crier cette poésie que tu oses décrier

Vois-tu déjà depuis un bon moment Baudelaire y est, et certainement souhaite y rester.

Sachant cela, je partirai sans une once d’hésitation où tu veux m’envoyer,

Car rassure-toi, là-bas aussi, comme ici avec toi, j’aurai quelqu’un à qui parler.

 

4 février 2011, 0h53

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La caresse de ta voix, de tes sourires, celles de tes mains,
Dans lesquelles je me noie, chaque fois et sans fin,
Me font perdre le fil de mes pensées rationnelles,
Et je file vers d'absolus soupirs existentiels
A la recherche de toi, au milieu des errances,
De ton cou qui m'appelle et qui me met en transe.
Lorsque tout doucement, à l'intérieur de moi, tu te glisses
Me remplissant de ton souffle, de ta grâce et de délices
Dans l'intense émotion qui me transporte de voluptés
Je ferme les yeux pour ne pas m'embraser.
Quand je m'enroule autour de ton corps pour te sentir plus loin
Venir chercher dans mon âme mon plaisir et le tiens,
Je détourne la tête pour ne pas rencontrer
L'enfer de ton regard qui pourrait me happer.
Le trouble de ta présence m'avale dans les vestiges
Du passé qui me donnent le vertige
Et m'obligent à effacer toutes les traces de toi
Pour ne pas abdiquer, et plonger là d'où je ne reviendrais pas
Si je franchis le seuil de la tolérance
A la passion trop intense
Qui m'anime le cœur d'une étrange façon
Causant à mon bonheur, supplices et sensations, risques de perdition.
Je suis remplie de désirs et de sensualité,
Des heurts de mes battements désordonnés
Mais je viens jusqu'ici te chercher
Pour rêver sous tes lèvres un instant m'abandonner.

 

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