...Enfin, un jour, je retournerai voir la mer
Pour plonger mon cœur et mon corps dans les lames,
Y déverser des larmes salées sur l’infâme
Infini de larges sanglots où je me perds.
Je lui demanderai les causes et les raisons
De ces supplices amers dans lesquels je me noie.
Quand dans les flots des suppliques elle m’écoutera
Je trouverai la paix grâce au torrent de dons.
Car la mer donne toujours sans compter du courage,
De l’espoir, dans le flux des marées, des pensées,
L’ouragan de partage volé à l’orage,
Elle inspire de ses vagues à l’âme écoeurée
Une sublime musique du chant des marins
De ceux qui un jour ont conquis la tempête,
Maîtrisé les creux et l’écume de leurs mains
Pour étoiler les mots qui emplissent nos têtes.
Et le regard perdu dans l’horizon des sons
Ces notes de grâce que sa voix amplifie,
Les yeux éclaboussés qui malmènent l’esprit,
L’océan de rancœur se change en chanson
Qui nous conte l’histoire phare des passions.
Tant d’eau contenue dans aussi peu d’espace
Où les phrases naviguent et les voiles s’enlacent
Pour lui qui un jour retrouvera la maison...
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Publié dans : Poésies
Dans le feu consumant qui ravageait la toile,
Par cette nuit austère faisant taire les étoiles,
Au gré des pages qui défilaient sous mes yeux,
Une image prodigieuse s’est élevée des cieux,
Bourgeonnant haletante au milieu de la flore,
La nébulosité abrupte révélant le trésor,
Déployant du fond de ces ténèbres sans lune,
Une esquisse perdue au sein de la lagune,
De mots inventés pour quelqu’un d’autre que moi,
Plongea mon âme dans une grandiose foi.
De la vie qui disposait à renaître,
Dans mon regard ébahi devant cette fenêtre
Qui s’ouvrait sur un vaste monde impromptu,
Se déployant autour de mon esprit perdu,
Telle une volute dessinée dans les airs,
Du hasard rejoignant l’univers,
Dans le souffle mêlé du soir de la mémoire,
Déliée et retrouvée sur le fil de l’histoire.
La confusion immiscée en cet étrange nuage,
M’apparût brièvement comme un sublime mirage,
Cette image est gravée au cœur de ma pensée,
Subitement envolée aussitôt aperçue,
Abandonnant une trace gracieuse dans les nues.
Car elle a fait surgir le soleil de l’ombre
En jaillissant sur l’ensemble de cette face sombre,
De la terre où les ruines du jour s’évaporaient,
Au céleste chao qui soudain m’emportait
Dans les flots où naviguaient les brumes
De l’oubli filtrant de l’inconsciente amertume.
Tandis qu’elle se dissipait au matin,
Comme un tourbillon vertueux épanchant son parfum,
Confessé au firmament de ce tableau halluciné,
Elle me fit croire à nouveau en ma divine destinée.
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