Muriel Roland-Darcourt - Auteur, Ecrivain, Scenariste
Casinostreap
Dans le vitrail des jours où règne la tourmente,
Quand le rouge sanguin crie plus fort que le bleu,
Je me noie dans l’asile aux vils et mille jeux
Que des souvenirs lourds invectivent et aimantent.
Lumières mornes, lustres, et oppressants silences,
Surenchères éphémères de tapis décadents,
Les joies et les peines fières, me flagellent les sangs,
Au son du lucre qu’ignore la bienséance.
Et l’in satiété d’un homme seul, à l’écart,
Jetant ses palets impudiques au velours vert,
Dans un plaisir inouï ! Dont l’outrance m’égare
Moi qui dés le matin hasarde une nuit austère.
Il caresse l’idée de ces faveurs nouvelles
Alternant rouge et noir, désir, la peur, l’espoir
Pour mises et appâts, je n’ai que mes dentelles
A donner aux gagnants, quand je perds certains soirs.
Je paye de mes charmes et me ronge le cœur
De voir que les uns jouent ce que les autres pleurent.
5 décembre 2006

* Paru dans le numéro 13 du magazine "Reflets d'Ombres" (octobre 2007)
très très joliment décrite la mélancolie d'une "fille de joie" bien triste d'en être réduite à celà..
un poème qui fait frissonner...
une descente aux 'envers', dans la 'nuit', le revers de ces décors faussement cliquants..
merci,
frédéric
Hé ! Hé ! J'ai lu...
Très habile ! Talent ? Les rimes manquent un peu de rigueur. Ainsi, "coeur " et "pleurent" n'en sont pas.
quand le rouge sanguin crie plus fort que le bleu......
touché !
merci Muriel Roland
Beaucoup de détresse dans ce poème.
JB a lu tous vos textes.
Bonne soirée à vous.
Beaucoup de finesse et tout en délicatesse
J'aime beaucoup vraiment!!
Merci beaucoup pour ce partage
Une magnifique écriture!:)
Un texte très émouvant que nous réserve, parfois, la vie.
Très attachant. Beaucoup de rythme dans le texte, cela lui donne beaucoup de réalité.
Amicalement Genou