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Muriel Roland Darcourt - Auteur

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Journaux Intimes Extraits 3

1 Octobre 2003

Le Voyage en Corée

 

 

Il se trouve, par le plus grand des hasards (et c’est vrai !) que j’ai dîné hier soir avec une femme qui avait vécu très longtemps en Corée et très franchement, avec tout ce qu’elle m’a dit, je crois qu’il est de mon devoir, puisque désormais je connais ce pays par cœur, de vous tenir informé.

Mieux.

J’ai décidé, à l’unanimité, et en fonction du récit de cette presque coréenne, d’organiser votre séjour pour vous éviter des problèmes (ostacoli suscettibili di traumatizzarli).

Bien.

Alors, normalement pour vous : tout a été prévu.
Quelqu’un vient vous chercher à l’aéroport et vous emmène directement au festival.

SI et seulement Si on ne venait pas vous chercher.

Dés que vous verrez votre premier coréen, prenez-lui ses téléphones portables et appelez le festival pour que l’on vienne vous secourir.
Si personne ne vous répond ou si vous tomber sur l’une des standardistes (una donna che parla in una lingua sconosciuta) n’insistez pas.
Il faut savoir que «le coréen ne ressemble à aucune autre langue connue au monde, jusqu’à ce jour» (non provate soprattutto a comprendere ciò che vi dicono). Raccrochez.

Vous devrez vous rendre au festival par vos propres moyens.

Le bus c’est bien.
Mais puisqu’ «il n’existe pas de plan du parcours des bus.» ne pas chercher à aller quelque part en particulier. Montez dans le premier bus qui part pour rejoindre la ville la plus proche, c’est tout.
Juste, trouvez un planisphère (una carta del mondo). Repérez immédiatement sur le planisphère où passe le 38 ème parallèle qui sépare la Corée du Nord de celle du Sud.
Descendez quelques stations avant.

Se répéter tout le long du trajet «Un bus en panne au bord de la route c’est normal» si c’est le vôtre vous devrez prendre un taxi (l'automobile pazza)

Le taxi c’est bien aussi.
Les taxis roulent comme des dingues et surtout il faut savoir qu’en Corée: « il n'y a pas de règles de priorité établies » (norme di priorità come alla casa). Ni à droite, Ni à gauche. (ciascuno fa come vuole) mais à l’arrivée «Il est possible que le chauffeur vous fasse payer moins cher que le prix affiché au compteur» (conto in banca del taxi benevolo).
Par contre si vous traitez le chauffeur de japonais il risque de vous faire payer le double.

Ne vous occupez pas de la route. Profitez pleinement du paysage. De réputation mondiale la Corée est un pays aux couleurs magnifiques. Surtout en automne. Il fait beau temps.
Il se peut néanmoins qu’«en septembre–octobre, la Corée reçoive quelque fois la visite d’un ou deux typhons en fin de parcours» (la coda del ciclone). C’est-à-dire que comme c’est presque la fin, normalement vous risquez d’être à peine touchés.
Si vous êtes quand-même touchés par la fin du cyclone : Cherchez un abris rapidement.

Trouvez un logement.
«Vous payerez le prix de plusieurs années de location en emménageant».
Vous devrez débourser des millions de won d’un coup (organizzate un cambriolage) mais «On vous rendra l'argent quand vous partirez». (senza gli interessi).
Si votre propriétaire s’accroupit devant vous (abbassarsi con le ginocchia) laissez-le faire : «On s'accroupit n'importe où, n'importe quand en Corée.»
Ne pas s’inquiéter. Le faire éventuellement.

Amusez-vous. Profitez-en pour rencontrer des coréens. Vous les trouverez facilement dans des bains communautaires (piscina di lavaggio di gruppo) où vous croiserez certainement «Un employé avec son patron pendant l’heure du déjeuner qui se  grattent la peau»  (raschiare la pelle reciprocamente).
S’ils vous le font, vous devrez leur faire aussi.


Restez sur vos gardes «Les coréens mélangent les fils électriques et les font tenir entre eux avec du scotch n’importe où» (non sono i re dell'elettricità).
Si des fils du plafond vous semblent menaçants, sortez de l’eau et allez manger.

«On vend de tout dans la rue. Des choses très épicées et des vers à soie bouillis (bachi da seta bolliti) impossibles à indentifier (in qualunque caso ne mangierete)». Goûtez aussi des Ginkgo (l'unico descendant del Ginkgo primigenia, che formava le nostre foreste del tempo dei dinosauri). Cet arbre était le seul à repousser, dès le printemps suivant, dans la zone la plus irradiée d'Hiroshima. Ses fruits ont une odeur très forte (puent grave) mais ils sont délicieux.
Mangez vite.


Si aucun membre du festival ne vous a localisé dans les trois jours (se nessuno non viene a richiederli)
Faites le spectacle sur place.
Mais souvenez-vous «Les coréens adorent le bruit» (improvisate, urlate dei testi). Criez, braillez,  dîtes tout ce que vous voulez mais surtout :
FAITES-LE EN ITALIEN !

Pour le retour, l’avion passera vous chercher.

 

Avion.jpeg

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