Google+

Muriel Roland Darcourt - Auteur

TEXTES à lire, TEXTES à jouer... Monologues, Poésies, Lettres, Fragments, Nouvelles, Romans, Saynètes, Scénarios, Pièces de théâtre...Les textes de ce site sont protégés par un COPYRIGHT.


Poésie : Humanoïdes

Publié par Muriel Roland Darcourt sur 30 Novembre 2011, 02:13am

Catégories : #Poésies

 

Vous traînez dans nos rues vos masques d’infortune,
L’indifférence acide a rongé votre peau,
Vos désirs sont des luttes et vos cris nos fardeaux,
Gens blessés que l’angoisse a gorgés de rancune.

Hier vous aviez tout, on vous ouvrait la porte,
Vos maisons étaient pleines à crouler sous les biens,
Les yeux clos sur l’effroi de ceux-là qui n’ont rien,
Hors des plaintes affamées que la ville transporte.

L’enfer vous a happé dans son gosier de haine
Un matin de printemps que vous n’attendiez pas,
Vous a jeté dehors comme le poids qui nous freine

D’avancer toujours plus vers l’habile constat
Que l’homme qui ne sert, quand il perd son emploi,
N’est plus au consortium qu’une vague âme en peine.

 

 

Muriel Roland Darcourt

Poésie - Humanoïdes

 

images-copie-6.jpeg

Commenter cet article

Libranity 06/10/2015 17:34

Très beau :) Libranity.

Uggy 22/08/2013 18:00


de mon jeune age j'ai vécu quelques temps dans la rue, cette hantise ne me quitte plus comme un cancer, votre texte et court certe mais lourd de sens, avec une subtile poésie qui frappe un grand
malheur, une lueure une lumiere un ailleur peut-etre pour ces etres qui vivent dans l'obscurité et au banc de la societé, merci pour ce recit et tres heureux de vous découvrir sur ce site,
cordialement uggy

goudor 04/02/2012 13:03


Ton intéressant poème nous montre que les riches ne se soucient guère des pauvres jusqu'à ce que la pauvreté les rattrape.
C'est ainsi que les premiers deviennent les derniers.

Amitié,

Kilu 04/02/2012 12:39


Je reviens sur ce poème d'une force qui m'impressionne et me séduit par cela.

Je suis encore "sonnet" en relisant...


Et Amitiés.

latifa 03/02/2012 10:39


Magnifique
et criant de vérité
je vote aussi la beauté de la plume
amitiés

Ester 02/02/2012 20:48


Très beau texte, de circonstance hélas. J'aime bien ton phrasé et le choix de tes mots

Amid 01/02/2012 10:26


Un beau geste pour nous rappeler l'existence de ces malheureux sur terre partout dans le monde et qui souffrent trop en cette saison froide.

JC 31/01/2012 21:02


Bonsoir Muriel ! J’ai été interpellé par ce texte, ô combien d’actualité. Interpellé par la force qui s’en dégage, par ce véritable cri du cœur mais aussi par l’écriture et la forme en
sonnet...
Ce n’est jamais facile de délivrer un message en si peu de vers et pourtant ici tout y est...
Ce poème, de forme sonnet irrégulier, est excellent.

Irrane 24/01/2012 19:51


Très beau texte !

Enia 07/01/2012 22:28


Je trouve que ton texte balance bien, niveau formel, tu maîtrises, y a pas à dire. Au niveau du fond, c'est purement personnel, ça m'emballe beaucoup moins. Disons que prendre ce thème-là pour en
faire un poème, ça ne m'emballe absolument pas, c'est pas ça que j'ai envie de lire en poésie. Mais comme je l'ai dit, c'est purement personnel.

Zacchari 07/01/2012 10:09


Je trouve que le côté implacable et tragique est bien renforcé par l'aspect classique du sonnet - en même temps, ton poème reste très moderne. Bref : je trouve cette alliance très efficace.

Viola 06/01/2012 19:10


en enfer pour lire de tels mots
j'irai ...
humanoide que je suis !



----------------
viola

Kilu 30/11/2011 22:58


Magnifiquement écrit et décrit dans un sonnet où rien ne cloche hormis l'état actuel de fait et de faits d'où l'absurde n'est pas le moindre des maux et des mots.

J'aime cet engagement franc et vrai.

Et Amitiés.

Evy 30/11/2011 19:51


Que c'est triste j'ai aussi un post a ce sujet je me permet de rajouté un lien vers ton blog passe une bonne soirée bisous evy

Muriel 30/11/2011 20:41



Merci Evy, bonne soirée



Bouna 30/11/2011 18:46


j'aime beaucoup l'humanité de ce texte qui reflète bien l'ignoble société dans laquelle nous vivons!!!!!

Arpha 30/11/2011 18:44


J'ai aimé beaucoup ce sonnet

Amicalement,bonne soirée

Elys 30/11/2011 18:43


Je découvre une plume pleine de talent...

Belles métaphores pour évoquer ce que l'on pourrait appeler "la

caste " des sans emploi.

Adime 30/11/2011 15:21


Joli sonnet. Son réalisme n'enlève rien à son charme.

Jessie 30/11/2011 15:11


Hier vous aviez tout, on vous ouvrait la porte,
Vos maisons étaient pleines à crouler sous les biens,
Les yeux clos sur l’effroi de ceux-là qui n’ont rien,
Hors des plaintes affamées que la ville transporte.

c'est tellement vrai
j'adore ton poème qui est le reflet de ta sensibilité

Féline Love 30/11/2011 15:10


un sonnet teinté de vérité , une situation qui peut arriver a chacun d'entre nous, nul n'est à l'abri malheureusement !!

louv' 30/11/2011 11:10


Nous sommes bien d'accord.

louv 30/11/2011 07:23


Sujet de circonstance et très commenté en cette période  de l'année où les consciences se réveillent. Mais très bien écrit, comme d'habitude.

Muriel 30/11/2011 10:14



Merci.


Je pense que l'hiver, effectivement, c'est juste insupportable de voir des gens dans la rue. ça devrait l'être l'été également...


Mais par le froid qui vient, de voir que les pouvoirs ne font rien (ou pas grand chose) et que l'on va apprendre cet hiver encore la mort de quelques SDF (et plus encore cette année) qui
partiront dans l'indifférence générale...


Je voulais juste (sans mauvais jeu de mot) dire que personne n'était à l'abri de cette situation, la glissade arrive très vite.


Dans un pays "civilisé" comme le nôtre, les gens qui meurent de froid... C'est une hérésie.



Nous sommes sociaux !

Theme: Elegant press © 2013

Hébergé par Overblog

Instagram