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Muriel Roland Darcourt - Auteur

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Une Solution

Publié par Muriel Roland Darcourt sur 4 Juillet 2011, 20:19pm

Catégories : #Fragments, #Lettres

 

 

Le désespoir, on le ressent tous un beau jour, enfin beau. Il arrive sans crier gare, il assaille les entrailles, commet des tempêtes ineptes dans la tête, des rancœurs dans le cœur, des désaccords dans le corps, des blâmes à l’âme, et l’esprit est meurtri.


Bien sûr il y a des causes, quelqu’un, quelque chose. Le monde entier extérieur si l’on veut mais le vrai monde malade se trouve à l’intérieur. Il se cache dans l’ombre de l’oubli, aux confins des non-dits et nous surprend par sa soudaineté, sa fermeté.


Vague à l’humain, reflux des pensées. On ne maîtrise rien et on ne contient pas. Alors on va, froidement, décider de ne plus supporter. Rien. Personne. La gorge ne reçoit plus de goût et la mémoire plus d’odeur, la main ne touche plus la douceur, l’ouïe reste sourde, et la vision de la vie que l’on a se brouille, se perd dans l’infini.


Et il suffit d’un atome, d’un tout petit atome qui traîne pour faire tout pêter. Ordonner à l’existence de rester, au néant de voler.
Un éclat, une voix, un rire, un regard, une main tendue, un espoir, un message, un arbre, un enfant, le soleil pour que la vie se réveille, au fond de nous. Pour qu’on lutte.


Mais s’il n'y a plus que des silences amers, des sourires crispés, des yeux détournés, des bras qui se ferment, le découragement qui envahit tout, rien dans la boîte aux lettres, un incendie dans la forêt des rêves, un gosse perdu, les ténèbres qui terrifient, alors on chute.


La décision nous appartient, elle n’appartient qu’à nous, nul autre n’est responsable. Si l’on n’est pas capable de distinguer le laid du beau, le vrai du faux, qu’on se noie dans un verre d’eau même s’il est vide, qu’on sait le geste stupide et qu’on le fait pourtant. Le sang ne fait qu’un tour, le crâne se remplit d’incompris, le sentiment oublie l’amour, et on fait une connerie.


Irrévocable, inacceptable, et on accable les autres de ce que l’on est : soi.

 

 

Muriel Roland Darcourt

Fragments - Lettre - Une Solution

 

 

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louvopale 04/07/2011 22:11


Non. Il faut bien regarder les portes ; l'une d'entre elles est la bonne et ce n'est pas celle-là. Amitié.


Muriel Roland-Darcourt 04/07/2011 23:11



Je suis d'accord, cela ne peut être en aucun cas celle-là.


Quand on voit tout ce que la vie réserve, tout ce à quoi on ne s'attendait pas...


Et puis, la douleur infligée aux autres, ceux qui nous aiment est juste impardonnable!


Merci de votre visite



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